Près de soixante pays se sont réunis cette semaine à Santa Marta, en Colombie, pour la première Conférence sur la transition hors des combustibles fossiles. L’initiative, portée par la Colombie, entend accélérer l’abandon du pétrole, du gaz et du charbon dans un contexte où les chocs énergétiques liés aux conflits armés et aux extrêmes climatiques se multiplient.

Les États-Unis, où l’administration Trump privilégie l’expansion des énergies fossiles, n’ont pas été invités, rapporte le New York Times, qui qualifie l’événement de « meeting sans les Américains ». Les pays participants, dont la France, l’Inde, le Kenya et le Chili, ont adopté le principe de feuilles de route nationales contraignantes pour éliminer progressivement les énergies fossiles, avec un premier bilan prévu en 2028. Selon Carbon Brief, plusieurs nations productrices comme la Colombie elle-même ou le Nigeria se sont engagées à plafonner leur extraction.

The Guardian souligne que la conférence se tenait à Santa Marta, port d’exportation de charbon colombien, symbole de la dépendance aux énergies fossiles même chez les hôtes. Des scientifiques ont présenté des scénarios détaillant les étapes techniques et économiques d’un sevrage, rapporte Nature News. Inside Climate News note que le sommet s’inscrit dans un contexte de guerre en Ukraine et de tensions au Moyen-Orient, qui ont relancé les craintes de pénurie et les investissements dans les énergies renouvelables.

Aucun traité contraignant n’a été signé, mais les participants ont convenu de se retrouver en 2027 pour évaluer les progrès. La prochaine étape symbolique sera la COP de l’ONU en novembre.

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