Le 25 avril 2026, six villes maliennes ont été simultanément assiégées par des groupes armés, et le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, a été tué. Cette attaque d’une ampleur inédite résulte d’une alliance secrète entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), selon une enquête de Jeune Afrique.
Les deux groupes, longtemps rivaux, ont élaboré une stratégie commune pendant plusieurs mois, à l’abri des regards. L’opération coordonnée visait à affaiblir les Forces armées maliennes sur plusieurs fronts. Le Jnim, affilié à Al-Qaïda, et le FLA, issu des rébellions touarègues, ont mis de côté leurs divergences pour concentrer leurs efforts contre l’armée régulière. L’article décrit des réunions préparatoires et un partage de renseignements qui ont permis de frapper des cibles clés, dont la base où se trouvait le ministre. Cinq jours après l’attaque, le 30 avril, une cérémonie d’hommage a rassemblé des milliers de personnes à Bamako, en présence des ministres nigérien et burkinabé de la Défense, sous haute sécurité.
Ce sujet est peu repris dans la presse francophone, alors qu’il représente un tournant dans le conflit sahélien. Le Jnim et le FLA, traditionnellement opposés, ont prouvé leur capacité à s’allier temporairement pour des objectifs communs, ce qui complique la réponse sécuritaire des États de l’Alliance des États du Sahel. L’enquête de Jeune Afrique offre des détails inédits sur la genèse de cette offensive.
Sources :
- Attaques au Mali : comment le Jnim et le FLA ont secrètement construit leur offensive — Jeune Afrique, 1er mai 2026
- Assimi Goïta et le Mali rendent un dernier hommage sous haute sécurité à Sadio Camara — Jeune Afrique, 30 avril 2026